« Le hasard est le plus grand artiste »: Honoré de Balzac

 

INTRODUCTION.

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ahmed (Ben Driss El) Yacoubi, artiste-peintre autodidacte et illettré, est né à Fez en 1928 et était issu d'une famille très modeste de la Médina de Fez. Il fut repéré par l'écrivain Paul Bowles de passage avec sa femme, Jane qui tout de suite perçurent l'immense potentiel artistique du jeune garçon. Il devint le protégé de Paul Bowles et s'en suivit une carrière artistique très réussie à tel point qu'il devint l'un des artistes arabes les plus connus de son époque à l'échelle internationale, l'un des plus talentueux, avant-gardiste et visionnaire dans son domaine.

Il mourut en 1985 à New York.

 

Ce site aurait dû être intitulé "Ahmed Yacoubi et Moi" mais n'étant pas, évidemment, du même niveau de notoriété que le défunt artiste, seul son nom a été retenu.

Il n’est pas question ici d’écrire une étude complète de l'œuvre d’Ahmed Yacoubi: elle mériterait pas un seul mais plusieurs livres. Comme mentionné dans le Prologue du site web, la conformité à la législation relative aux droits d'auteur, est la raison pour laquelle, qu'au lieu d'une peinture de l'artiste, je me suis contenté de montrer sur la page d’accueil une de mes photos de la tombe de l’artiste au cimetière des Moujahidine à Tanger où désormais repose sa dépouille depuis Novembre 2009 après son rapatriement du New Jersey grâce à la générosité et à la noblesse de Sa Majesté Mohammed VI, Auguste Souverain du Maroc et Patron des Arts.

 

Je me devais de créer ce site en hommage à Ahmed Yacoubi, faute de mieux, parce que j'ai une dette envers l'artiste dont je devais m'acquitter.

En effet depuis que j'ai commencé à travailler sur son cas, il a été un "Maitre" pour moi dans le domaine de l'art, même n'étant plus de ce monde. Ses tableaux ont ouvert en moi une perception de l'art jusqu'alors inconsciente ou insoupçonnée; ce qui m'a permis d'élargir mes horizons qui étaient cantonnés à une forme d'art figuratif. D'autre part, le travail sur son œuvre m'a donné l'envie et la passion d'élargir mes connaissances sur l'art jusqu'alors très limitées et une soif de recherche et de connaissance d'un domaine que je ne connaissais que très peu.

J'ai longtemps attendu avant de pouvoir décrire ma "rencontre" et l'expérience vécue durant mon travail de recherche et de promotion qui a abouti à renaissance de l’œuvre de l’artiste au Maroc; je crois que le moment est enfin venu de le faire.

Ce qui a aussi déclenché cette décision est la parution d'un livre de Mona Thomas "Tanger 54" où il est question d'une partie de la vie d’Ahmed Yacoubi du moins telle qu’a voulu la décrire l'auteur.

Mona Thomas a écrit un livre intitulé "Tanger 54" paru en Février 2012 où elle décrit en partie la vie d’Ahmed Yacoubi et sa relation avec des personnalités de l'époque telles que l'écrivain Paul Bowles et l'artiste Francis Bacon. Un livre très habilement écrit puisque l'histoire tourne autour d'un dessin d'après elle de Francis Bacon qui représenterait toujours selon elle Ahmed Yacoubi et qui porte les annotations suivantes "W. S. Burroughs" et "Tanger 54" d'où le titre du livre.

Malheureusement nous verrons que Mona Thomas a inventé de toutes pièces une histoire qui ne tient pas debout et ceci au détriment de la réputation du grand artiste que fut Ahmed Yacoubi. Je profiterai de ce chapitre sur "Tanger 54" pour donner un bref aperçu de la carrière, très riche artistiquement et réussie professionnellement de l'artiste.

 

Cette analyse du livre de M. Thomas fut pendant plus d'un an, l'élément principal de ce site.

 

Un article, paru dans le NY Post le 14 Juillet 2014, a réveillé en moi l’envie et l'énergie de rouvrir cet épisode très important de ma vie que sont l’art et la vie de Ahmed Yacoubi. 

Cet article intitulé  “Les Œuvres d’Art d’un Défunt Artiste Marocain au Centre d’un Procès”  a été écrit par la journaliste du NY Post, Julia Marsh. Il est d'autant plus intéressant qu'il décrit la tournure des récents développements qu'ont pris la succession et l'héritage de feu Ahmed Yacoubi; une traduction de l'article est  suivie de mes commentaires.

 

Ma rencontre avec l'artiste et son oeuvre.

 

J'avais acheté une gouache sur papier de Ahmed Yacoubi pendant mon séjour aux USA et bien après, ma vision de la peinture ayant changé avec le temps, cette gouache me parue très belle et je voulus en savoir plus sur l'artiste.

Après des recherches fructueuses, je rentrai en contact avec une dame de New York, Carol Cannon qui m'annonça qu'elle était en possession d'une collection d’Ahmed Yacoubi pour laquelle elle cherchait acquéreur.

Je me rendis à NYC en Mai 2007 pour rencontrer Carol Cannon. L’entrevue fut très chaleureuse et conviviale. J’avais demandé au préalable qu’elle me conduise au cimetière pour me recueillir sur la tombe de feu Ahmed Yacoubi avant qu’elle ne me montre les tableaux. La vieille dame qui travaillait au cimetière, nous dit que personne n’était venu visiter sa tombe depuis qu’il y avait été enterré.

Quand je vis les tableaux, j’en eu le souffle complètement coupé tellement ils étaient d’une beauté et d’une énergie intenses.

Nous décidâmes, d’un commun accord de travailler ensemble, mon travail consistant à être son agent pour le Maroc. Tâche qui pourrait paraître facile au premier abord mais qui fut un travail titanesque vu que l’artiste avait été complètement oublié au Maroc du fait qu’il en était parti au début des années 1970 et qu’après son décès, ses tableaux ont été absents du marché de l’art.

Je reviendrai sur cette relation de travail avec Carol Cannon le moment venu.

Ce travail de recherche et de promotion de l’art de Ahmed Yacoubi me mit en relation aussi avec son fils Soufiane Yacoubi, commissaire de police de son état à Tanger et héritier de la collection laissée par son père. Là encore, je reviendrai sur la relation, très brève, entretenue avec ce monsieur.

 

Je vais aussi éclaircir certaines questions qui se rapportent au travail d’Ahmed Yacoubi, notamment la question des signatures de ses tableaux et de bien d’autres, au fur à mesure.

 

Je tiens à préciser au lecteur que tous les arguments avancés à l'encontre de certaines personnes et certains faits sont soutenus et prouvés, soit par des emails échangés, soit par des conversations enregistrées qui seraient mis à la disposition de quiconque le demanderait en cas de controverse ou de litige.

 

Je tiens aussi à préciser que le contenu de ce site est protégé par la législation relative aux droits d'auteur en vigueur.

 

                                                                                         Mohammed Tazi, Mai 2013

 

N.B.: pour ceux qui seraient intéressés à voir des photos des œuvres de Ahmed Yacoubi, voici un lien qui leur permettra de le faire :

 

https://www.google.com/searchq=peintures+de+Ahmed+yacoubi&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=4mheU72HL43Z0QX8iIGACw&ved=0CDQQ7Ak&biw=992&bih=605

 

 

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PHOTOS

 

La photo de droite représente la ruelle menant à la maison où Ahmed Yacoubi est né dans le quartier El Kadane de la vieille ville de Fez.

Celle de gauche montre la porte de la maison de la famille Yacoubi à Fez